Djibouti : maîtriser l’accès à l’eau dans la durée

Publié le 13/09/2012
Djibouti
Djibouti : maîtriser l’accès à l’eau dans la durée
 

En octobre 2011, dans une zone quasi désertique de l’ancien Territoire français des Afars et des Issas, des membres de Caritas Djibouti et de Catholic Relief Services (CRS-Caritas États-Unis) ont identifié les besoins en eau dans deux villages des districts de Obock et Tadjourah. Les villageois des localités d’Awasa et de Warabad (60 familles chacune) ont tiré le signal d’alarme : « Les points d’eau sont utilisables six mois par an. Le reste de l’année ils sont à sec, ce qui oblige les femmes à faire cinq kilomètres à pied pour se fournir en eau. » Soucieux de répondre aux sécheresses répétées, les habitants ont construit, voilà des années, des bassins de récupération de l’eau de pluie et des citernes, mais faute d’entretien, ces équipements sont hors service.

Les agriculteurs, main-d’œuvre du chantier

Caritas Djibouti veut aider cette population [1] à sortir de l’impasse tout en augmentant l’impact de ses équipes confrontées à ce type de catastrophe. Son projet, soutenu par le Secours Catholique et prévu pour durer deux ans dans sa phase expérimentale, est basé sur la participation individuelle : les agriculteurs constituent la main-d’œuvre et fournissent les matériaux.

Citernes, bassins, étangs

Trois installations vont être bâties ou remises en état par les villageois avec l’aide d’un ingénieur. Sept membres de la communauté ont tout spécialement été chargés de la « Gestion des ressources en eau » de cette réhabilitation : qui d’un puits, d’une citerne, d’un réservoir d’eau de pluie, d’un étang communal pour le bétail ou encore d’un barrage de retenue… Les habitants utiliseront des techniques d’approvisionnement, de stockage et de maintenance à la fois traditionnelles et simples.

Maçons et contremaîtres en appui

Formée par les animateurs du projet, l’équipe « Gestion des ressources en eau » va apprendre à maîtriser les domaines suivants : équipements ad hoc, stockage et traitement de l’eau, maintenance des installations, gestion des ressources humaines et financières. En outre, les agriculteurs-ouvriers à l’ouvrage sur les chantiers auront le soutien de maçons et de contremaîtres.

Quatre messages sur l’hygiène

En lien avec l’Unicef et le ministère djiboutien de la Santé, Caritas diffusera également quatre messages-clés en matière d’hygiène, par l’intermédiaire d’un éducateur. Ces messages porteront sur l’importance de maîtriser les techniques de base de traitement de l’eau, de s’assurer que son transport et de son stockage sont sécurisés, de veiller dans les gestes de la vie quotidienne au lavage des mains avec du savon, d’informer sur le danger des défécations à proximité des ressources en eau.

Le Secours Catholique verse 120 000 euros à Caritas Djibouti pour la première année du projet, sur un coût total de 931 447 euros.

Notes:

[1] Au total environ 75 000 personnes, surtout des nomades, seront concernées dans la région.

crédit : Stéphane Pouyllau
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