Documentaire : « Jean Rodhain, homme d’action et de prière »

Publié le 07/04/2014
Documentaire : « Jean Rodhain, homme d’action et de prière »
 

À travers images d’archives et parole de témoins, le réalisateur Franck Salomé fait renaitre le fondateur du Secours Catholique et traverse l’histoire de son oeuvre. Le documentaire Jean Rodhain et le Secours Catholique produit par le Secours Catholique en coproduction avec KtoTv, est programmé pour une première diffusion sur la chaîne le 7 avril à 20h40.

À travers des images d’archives, des enregistrements audio du fondateur du Secours Catholique, Jean Rodhain, des interviews de personnes l’ayant côtoyé, comme l’historien et sociologue, Emile Poulat ou l’ancien secrétaire général du Secours Catholique, Louis Gaben, le réalisateur Franck Salomé dresse le portrait d’un « homme de tempérament, d’action et de prière », souligne Bernard Thibaud, actuel secrétaire général de l’association.

Le documentaire Jean Rodhain et le Secours Catholique revient sur la jeunesse de l’abbé, son engagement auprès des prisonniers de guerre, la fondation du Secours Catholique et son développement. Il dresse le portrait d’un homme téméraire qui ne recule devant rien. « Jean Rodhain a toujours su cacher sa peur, affirme Franck Salomé. Pourtant il a pris de vrais risques. » Notamment pendant la guerre lorsqu’il rendait visite aux prisonniers de guerre.

Alors qu’il se voit refuser l’entrée en Allemagne, l’abbé ne se démonte pas, fait un détour par la Belgique pour rejoindre Berlin et parvient à son but. Un courage et une ténacité qui lui ont valu d’être nommé aumônier de l’armée française par le général de Gaulle.

« Il portait sa foi avec les mains dans le cambouis »

Franck Salomé fait également découvrir au spectateur un homme entêté et rigoureux d’un altruisme inouï. Le documentaire révèle un Jean Rodhain pince-sans-rire et souriant, qui vient contrebalancer l’image sévère et sérieuse que l’opinion publique garde de l’abbé.

« Ce qui m’a fortement frappé chez Jean Rodhain, c’est son entêtement, témoigne le réalisateur avec une certaine tendresse pour le personnage. Lorsqu’on lui fermait une porte, il entrait par la fenêtre. Et cela avec une grande fidélité à ses idées. Il accordait par exemple une importance primordiale à l’aide aux prisonniers de guerre qu’ils soient français ou allemands. Il ne portait pas de jugement. C’est quelqu’un qui portait sa foi avec les mains dans le cambouis. »

La première diffusion du documentaire ayant eu lieu lundi 7 avril sur la chaîne KTO, le film est accessible en ligne ci-dessous.

 

 
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