Exclusion : un nouveau collège pour le Conseil national de lutte contre la pauvreté

Publié le 25/06/2012
France
 

Le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE) a installé, le 14 juin dernier, un collège de représentants de personnes en situation de pauvreté et de précarité. Louis Gallois est le nouveau président de la Fnars, dont est membre le Secours Catholique.

L’installation lors de sa réunion plénière d’un collège de personnes en situation de pauvreté et de précarité est une première pour le CNLE. Cette expérimentation s’inspire du rapport du Conseil sur la participation de ces personnes, publié en octobre 2011. Le Secours Catholique, qui a toujours défendu cette position, a lui-même présenté deux personnes pour siéger à ce collège.

C’est l’Agence nouvelle des solidarités actives (ANSA) qui est chargée d’animer et d’accompagner les membres de ce collège. Elle devra livrer un rapport sur cette expérimentation dans un an, tandis qu’une évaluation externe sera également effectuée et remettra son rapport en octobre 2013.

Louis Gallois, nouveau président de la Fnars

Louis Gallois a été élu, le 22 juin dernier, président de la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars), fédération à laquelle appartient le Secours Catholique. M. Gallois, 68 ans, est un ancien dirigeant de la SNCF et du groupe aéronautique européen EADS. Par ailleurs, il a été nommé le 6 juin commissaire général à l’investissement, chargé de gérer les 35 milliards d’euros du « grand emprunt » lancé durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Le nouveau président de la Fnars estime, dans un entretien publié lundi 25 juin dans le quotidien La Croix, que l’aide aux plus démunis est « un investissement, pas de l’assistance à fonds perdus ».

« Je crois que la capacité d’un pays à créer de la cohésion sociale se mesure à la façon dont il traite les plus démunis », affirme M. Gallois.

Pour l’ancien dirigeant d’entreprise, « l’idée force de la Fnars est de faire en sorte que les plus démunis puissent, autant que possible, être pris en charge dans des dispositifs de droit commun ».

M. Gallois explique qu’il s’agit, « par exemple, de privilégier le logement des personnes sans abri plutôt que l’hébergement » et demande, « pour commencer, le maintien de l’ouverture des capacités d’accueil hivernales ».

« De même, nous désirons accompagner certaines personnes sans activité vers l’emploi directement dans les entreprises », a-t-il ajouté en précisant qu’il essaierait « de jouer un rôle utile pour que les entreprises acceptent de jouer le jeu ».

 

(Avec AFP)
© PhotoPQR/La Provence/Nicolas Vallauri/Maxppp
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