Jeunes : première université d’été du Secours Catholique

Publié le 01/09/2014
France
Jeunes : première université d’été du Secours Catholique
 

« Entre nos mains y’a l’univers, Et tout peut se faire. »

La chanson de Sinsemilia choisie comme hymne pour cette première université d’été résume bien ce qui réunissait ce week-end environ 170 jeunes engagés au Secours Catholique.

Qu’ils soient bénévoles auprès de sans-abri ou de migrants, de détenus ou de jeunes en grande difficulté, tous ont décidé d’agir à leur niveau. « On n’a pas forcément beaucoup de moyens, mais on fait don de notre temps, témoigne Joseph. C’est un petit geste qui a beaucoup de valeur pour les gens que l’on aide. » « Même avec très peu, tu peux aider. Juste en parlant de toi, en racontant ton histoire », renchérit Eric, un jeune bénévole congolais, visiblement ému.

« Quand je ratais le bus le matin, j’avais l’impression que ma vie s’arrêtait ! caricature Lou, toute jeune volontaire civique. Et puis j’ai rencontré des gens qui ont d’immenses difficultés et qui restent pourtant positifs… Ça met une claque. »

Au final, « on reçoit bien plus qu’on ne donne » s’accordent à dire ces jeunes bénévoles. Cette “leçon de vie”, ce supplément de sens que leur apporte cette expérience, ils l’assument davantage que leurs aînés. Selon France Bénévolat, en 2010, 60 % des 18-25 ans citent l’épanouissement comme source de satisfaction contre seulement 36 % des retraités.

Profonde évolution

Les ressorts de l’engagement associatif ont profondément évolué en l’espace d’une génération. Ce constat dressé par deux chercheurs dans leur étude Intérêts d’être bénévole s’est vérifié tout au long de l’université d’été des jeunes du Secours Catholique. Plus ponctuelle, moins sacrificielle et de plus en plus liée à l’activité professionnelle, l’expérience de bénévolat des jeunes s’est modifiée.

Parmi ceux qui étaient réunis à Saint-Malo, beaucoup sont de jeunes diplômés qui se sont tournés vers le bénévolat alors qu’ils étaient à la recherche d’un emploi. Une façon d’occuper utilement leur temps mais aussi, pourquoi pas, d’ajouter une ligne à leur CV... voire de réorienter totalement leur carrière.

Diplômé en psychologie, Antoine, 27 ans, s’est engagé comme volontaire civique à Arras alors qu’il traversait une période difficile : « Je ne trouvais pas de boulot, alors au lieu de ne rien faire de mes journées, j’ai décidé de me rendre utile. » Il a ensuite poursuivi son engagement en tant que bénévole auprès des migrants à Calais. Une expérience en forme de révélation : « Aujourd’hui, je sais que c’est dans le social que je veux travailler », témoigne le jeune homme.

Place à la spontanéité

Comment accompagner les personnes les plus précaires ? Que met-on derrière les mots d’“accompagnants et d’"accompagnés” ? Comment faire respecter une justice sociale en prison ? Quel rôle peut jouer l’Église dans l’éveil à la solidarité ? Différents ateliers ont permis aux jeunes de réfléchir à ces enjeux, mais aussi de découvrir toute la palette des actions du Secours Catholique et d’échanger sur leurs expériences respectives.

« On a pu établir des liens et découvrir des initiatives qui nous aideront tous dans nos activités », témoigne Antoine.

« Les jeunes n’ont aucun mal à trouver toutes les associations sur Internet, mais ils ne savent pas comment s’engager, a constaté le père Henri Gesmier, l’un des intervenants du rassemblement. Il manque de l’humain dans tout ça. » D’où l’importance, pour les jeunes du Secours Catholique, de témoigner de leur expérience autour d’eux.

« Les jeunes ont toute leur place dans une association comme le Secours Catholique, estime Michel. Ils ont beaucoup à apporter : des idées, de la créativité, de la spontanéité. »

Marina Bellot

Retrouvez en vidéo et en musique la vidéo de la première Université d’été des jeunes du Secours Catholique




© Christophe Hargoues/Secours Catholique
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