JMJ : Caritas Brésil prête à accueillir le pape et les pèlerins

Publié le 22/07/2013
Brésil
 

Entre 1,5 et 2 millions de jeunes du monde entier sont attendus à Rio pour les Journées mondiales de la jeunesse qui débutent mardi 23 juillet. Lors de cette rencontre, qui durera jusqu’au dimanche 28 juillet, Caritas Brésil se mobilise pour sensibiliser les pèlerins à l’engagement solidaire.

« Les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) vont être un moment d’unité pour toutes les Caritas du monde », annonce Cristina dos Anjos, directrice de Caritas Brésil. À ses côtés, de nombreux bénévoles se mobilisent depuis un an pour préparer cette rencontre internationale qui se déroule à Rio du 23 au 28 juillet. Chaque jour, ils accueilleront les JMJistes dans une tente de la fraternité et témoigneront de leur engagement au sein du réseau Caritas.

« Préparer l’arrivée des pèlerins est un grand défi. Nous avons été beaucoup aidés par Caritas Espagne, notamment financièrement, ajoute-t-elle. Les JMJ sont pour nous une grande chance pour impliquer les jeunes dans un dialogue sur les réalités auxquelles la jeunesse du monde entier est confrontée aujourd’hui et les amener à s’interroger sur les enjeux qui les attendent. »

La faim dans le monde

Mgr Rodriguez Maradiaga, président de Caritas Internationalis, sera aux JMJ avec la même volonté de pousser les jeunes à la réflexion. « La faim et la pauvreté sont deux des grandes préoccupations de la confédération Caritas. Nous pensons que dans un monde où Jésus a marché avec nous, la faim ne devrait pas et ne doit pas exister. Être un jeune aujourd’hui représente d’énormes défis. Vous ne souffrez peut-être pas de la faim physique, mais qu’en est-il de la faim d’avoir un travail, de l’espoir et une stabilité ? La faim de trouver sa place dans le monde… »

Mardi 23 juillet, à 10 heures, le cardinal hondurien rencontrera les jeunes des Caritas pour aborder ce thème avec eux. Il interviendra aussi, insistant sur la charité, lors des catéchèses prévues quotidiennement pour les pèlerins.

À la rencontre de tous les jeunes

Le pape entend aussi souligner la foi en action pendant ces journées mondiales de la jeunesse. Déjà connu pour son engagement auprès des plus démunis, il se rendra dans une unité hospitalière pour toxicomanes mercredi en fin d’après-midi et recevra de jeunes prisonniers vendredi. Jeudi, c’est dans une favela de Rio, Varginha, qu’il passera une bonne partie de la journée.

« Quand j’ai appris que le pape nous rendrait visite, je n’y croyais pas. Nous sommes tellement petits ! s’émerveille Everaldo Oliveira, responsable du comité d’accueil du pape de la Varginha. Je pensais plutôt qu’il choisirait les favelas célèbres de la zone sud, comme le font tous les acteurs, les chefs d’État… C’est un humble comme nous ! » En 1980, un autre pape avait rendu visite à une favela : Jean-Paul II, l’année même où il avait posé la première pierre de ce qu’allait devenir les JMJ.

« Le message du pape visera à transmettre le Christ, jusqu’aux périphéries de l’existence (…). Il souhaite que la mondialisation ne soit pas la mondialisation de l’égoïsme. Il veut lancer un message positif mais capable également de provoquer les consciences » souligne le sous-secrétaire du Conseil pontifical pour les laïcs, Mgr Miguel Delgado Galindo, l’un des organisateurs du voyage, dans La Croix.

Justice sociale

Quant aux réactions attendues vis-à-vis des mouvements protestataires de ces derniers mois, Cristina dos Anjol est sereine : « Les manifestations portent sur des demandes concrètes adressées au gouvernement brésilien. Ce n’est pas quelque chose qui nous inquiète. »

« Le pape François est un homme très simple, très sensible au contexte social, et je ne serais pas étonné qu’il fasse allusion aux manifestions », affirme pour sa part Benjamin Paz Vermal, un porte-parole des JMJ. D’autant plus que les demandes des manifestants se retrouvent dans la lutte contre la pauvreté menée par Caritas Brésil, et, plus largement, dans la doctrine sociale de l’Église catholique.

« L’ancien archevêque de Buenos Aires était convaincu que l’avenir de l’Église catholique dépendait de sa capacité de se montrer proche des jeunes et des milieux populaires (…), rappelle dans son éditorial du 22 juillet Dominique Greiner, rédacteur en chef religion de La Croix. C’est cette même proximité que le pape devrait certainement exprimer envers tous les Brésiliens qui sont descendus dans la rue ces dernières semaines pour revendiquer davantage de justice sociale. »

 

Sophie Lebrun
© Caritas Brésil
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