Josette, la résiliente

Publié le 22/10/2014
Eure-et-Loir
Josette, la résiliente
 

Après la mort de son mari, les difficultés de Josette se sont accumulées. Tout avait pourtant bien commencé : un mari qui avait un emploi, des enfants. Puis la maladie de son conjoint est apparue, Josette a dû abandonner son travail pour le soigner.

Après sa mort, elle a du élever seule ses enfants. Josette s’est battue pour obtenir la pension de réversion, le Revenu de solidarité active (RSA) et une allocation veuvage. Avec des ressources insuffisantes pour faire face aux dépenses du foyer, celles pour aider son fils aîné confronté lui aussi à des problèmes financiers, Josette connaît le début d’une descente vers les enfers.

Sa situation est signalée à une responsable du Secours Catholique qui, à son tour, alerte l’assistante sociale : Josette bénéficiera d’une distribution alimentaire, deux fois par mois pendant sept mois et d’un coup de pouce pour régler ses factures d’électricité.

Puis Josette a fait valoir ses droits à la retraite. Avec sa pension, maigre mais suffisante pour subvenir à ses besoins, elle a cessé de solliciter une aide alimentaire.

« Ma vie est remplie : on a besoin de moi »

Accueillie dans l’équipe du Secours Catholique de Voves, Josette a participé aux voyages de l’Espérance à Lisieux puis à Bayeux. L’animatrice découvre que Josette connaît la technique de la mosaïque. Elle lui demande d’animer des ateliers pendant ces sessions, ce qu’elle fait avec grand plaisir. Puis on l’invite à s’engager dans l’équipe de bénévoles de son village. Mais on ne passe pas comme cela du statut "de personne accueillie" à celui de bénévole ! Il a fallu du temps, de la patience et de la persuasion pour que Josette prenne enfin sa place.

Et cette année, lors du rassemblement Diaconia 2013 à Lourdes, elle a animé avec joie et fierté un atelier pendant deux journées, devant trente personnes. Une participante de Carcassonne lui a dit à l’issue du cours : « Vous m’avez donné beaucoup de bonheur. Merci Josette », elles ont pleuré de joie toutes les deux.

« Maintenant bénévole, je me sens bien et utile. Je fais le lien entre accueillis et bénévoles. Les personnes en difficultés sont très à l’aise avec moi, car comme eux, j’ai connu la même galère. Je veux rendre tout ce qu’on m’a donné. J’anime le groupe convivial, je donne les cours de mosaïque. On m’a épaulée, conseillée. Je suis portée par un réseau d’amitié, je vais à un groupe de prières et fréquente régulièrement l’église. J’ai beaucoup apprécié la présence de mon curé, proche des gens qui souffrent. Après la mort de mon mari, j’avais l’impression de ne plus exister. Aujourd’hui, ma vie est remplie : on a besoin de moi », témoigne Josette.

Claire Thiercelin

Retrouvez toutes les actions du Secours Catholique d’Eure et Loir sur son site web.

© DR
Deux mamies sourient bras-dessus bras-dessous
Plus d'informations
Lien social et lutte contre l'isolement
# sur le même thème