Kurdistan irakien : « Les réfugiés syriens plutôt bien reçus par les habitants »

Publié le 07/04/2014
Kurdistan irakien
Kurdistan irakien : « Les réfugiés syriens plutôt bien reçus par les habitants »
 

En 2012, vous disiez, en revenant de cette région : « C’est une zone de paix et de prospérité au sein d’un pays encore instable. » Et en 2014 ?

Les 5, 5 millions d’habitants vivent toujours dans une zone de prospérité, de paix et de calme, contrairement à ce qui se passe ailleurs dans le pays, en particulier à Bagdad. Sans doute parce que de l’argent issu du pétrole parvient à la population du Kurdistan.

On a parlé d’afflux de réfugiés syriens dans cette zone. Qu’en est-il à présent ? Quelle est leur situation ?

Il y a eu un afflux de réfugiés en 2013, surtout à l’extrême nord, à proximité du Tigre (fleuve de Syrie et d’Irak). Mais à présent la frontière leur est fermée. Concernant l’accueil qui leur est fait sur place (beaucoup vivent hors des camps administrés par les Nations unies), ils sont plutôt bien reçus par les Irakiens – même s’ils n’ont pas de travail – dans la mesure où la plupart sont kurdes. On peut dire qu’ils se fondent dans la population assez facilement.

Quelle aide apportent les membres de la confédération Caritas Internationalis, dont fait partie le Secours Catholique ?

La Caritas Allemagne soutient des déplacés irakiens et des réfugiés syriens à Zakho, à l’extrême nord (aides alimentaires, matérielles…). La Caritas nord-américaine (Catholic Relief Services - CRS) appuie Caritas Irak qui fournit régulièrement à 500 familles syriennes, entre autres secours, des rations alimentaires, des couvertures, du fioul, une aide financière pour acheter de l’essence…

Propos recueillis par Yves Casalis

© Yann Renoult/Wostok Press/Maxppp
Deux femmes discutent
Plus d'informations
Migrants
# sur le même thème