Léa, jeune bénévole : « J’aime agir pour atteindre un objectif »

Publié le 31/08/2020
Calvados
Léa, jeune bénévole : « J’aime agir pour atteindre un objectif »
 

Âgée de 20 ans, Léa a découvert le Secours Catholique durant le confinement à Caen, la ville où elle est étudiante. Depuis, elle poursuit le bénévolat qui donne du sens à sa vie.

Mars 2020. Alors qu’elle est enfermée dans sa chambre d’étudiante, à travailler sur ses dossiers de BTS en notariat, Léa se sent inutile. « Je ne voulais pas rester les bras ballants : j’ai décidé de m’occuper. »

Tombant sur une affiche du Secours Catholique, la jeune fille aux yeux marrons et aux cheveux châtains se lance dans du bénévolat de porte-à-porte au sein de deux quartiers défavorisés de Caen : la Guérinière et le Chemin vert.

L’idée ? Passer chez les gens, simplement, pour prendre de leurs nouvelles. « Souvent on recevait des sourires, on voyait que ça faisait du bien aux habitants de discuter », témoigne Léa. « Si je ne m’étais pas engagée au Secours Catholique, je ne me serais jamais intéressée à ces quartiers-là. J’ai réalisé que j’avais un train de vie confortable », explique celle qui a travaillé tout l’été en tant que femme de ménage à la Cité universitaire pour financer ses études. 

 

C’est varié au Secours Catholique ! Tant mieux car je n’aime pas m’enfermer dans une routine.

 

En mai, une autre mission de bénévolat est proposée à Léa : aller à la rencontre des habitants de squats. « Là encore, je suis partie avec mes clichés : je pensais tomber sur des gens tristes et ils nous ont accueillis les bras ouverts, nous proposant à boire et à manger. C’était très enrichissant », précise la jeune femme.

Puis s’enchaînent pour elle d’autres missions, telles que la mise sur pieds d’un atelier de confection de masques et des animations de quartier pour les enfants durant l’été, à raison d’une ou deux demi-journées par semaine.

« C’est varié au Secours Catholique ! Tant mieux car je n’aime pas m’enfermer dans une routine. C’est aussi pour cela que je fais du sport à côté de mes études. J’aime agir pour atteindre un objectif », témoigne Léa.

 

Et quel serait, alors, l’objectif de son bénévolat ? « Accorder de l’importance à ceux à qui on accorde d’habitude aucune importance », répond du tac au tac la jeune femme. Même si elle envisage de partir pour Rennes en 2021 pour une licence en notariat, Léa ne se voit pas renoncer à son engagement.

« Grâce à cela, je me rends compte de ce qui est important, comme par exemple être entouré de ses proches, alors que l’on croise beaucoup de personnes isolées. Et puis, dans mes études, on parle beaucoup d’argent. Et moi j’ai besoin d’autre chose dans ma vie. Le bénévolat m’apporte de l’humain », précise la jeune femme.

Cette expérience va lui permettre de mieux comprendre les besoins de l’individu et d’être davantage dans le relationnel, des atouts précieux pour son futur métier dans le notariat. « Je ne m’attendais pas à ça, mais maintenant je le vois : le bénévolat donne un sens à ma vie », conclut-elle.

Lire aussi Crise sanitaire : les nouveaux visages de l'engagement

Cécile Leclerc-Laurent
© Xavier Schwebel / Secours Catholique