Municipalité : s’engager pour l’action sociale

Publié le 17/04/2014
France
Municipalité : s’engager pour l’action sociale
 

Une fois élues, les équipes municipales sont chargées de renouveler les administrateurs des Centres communaux d’action sociale (CCAS). Depuis 2001*, des bénévoles mandatés par le Secours Catholique peuvent participer à cette instance, pivot du combat contre l’exclusion.

Au niveau local, la lutte contre la pauvreté s’engage principalement au sein des 4 000 Centres communaux ou intercommunaux d’action sociale (CCAS et CIAS). Ces établissements publics sont gérés par un conseil d’administration, composé de huit personnes élues par le conseil municipal, et huit autres nommées par le maire, qui préside. Depuis 2001*, quatre parmi elles doivent représenter la société civile engagée : les associations de lutte contre la pauvreté et l’exclusion, celles soutenant les personnes âgées, celles accompagnant des personnes handicapées et les associations familiales.

« En tant qu’organisme présent auprès des plus précaires, nous avons aujourd’hui environ 2 000 personnes mandatées en tant qu’administrateur, explique Jean Langeard, responsable du suivi des bénévoles mandatés dans les CCAS et CIAS pour le Secours Catholique. Leur rôle est fondamental : ils essaient d’influer sur les causes mêmes de la pauvreté. »

Les CCAS et CIAS ont plusieurs missions. « Les centres reçoivent les demandes d’aides sociales, et gèrent des soutiens financiers et des accompagnements de famille. Les administrateurs mandatés par le Secours Catholique peuvent alors préciser les dossiers en apportant la connaissance du terrain qu’ils ont côtoyé dans les équipes locales », souligne Jean Langeard. De plus, ces organismes peuvent développer des projets innovants en terme d’action sociale. « C’est alors l’occasion d’impulser des initiatives adaptées aux uns et aux autres, répondant à des besoins spécifiques. »

Cette année, chaque délégation est à nouveau invitée à présenter des bénévoles mandatés auprès des CCAS et CIAS de son territoire. Ces candidats, qui se verront proposer une formation adéquate, porteront une attention particulière à la mise en place d’une analyse des besoins sociaux, pour mieux guider les actions sociales de la commune. Ils proposeront aussi une meilleure prise en compte de la parole des personnes en précarité au sein des centres d’action sociale.

* Grâce à une loi adoptée en 1998.

Sophie Lebrun
Crédits photos: © Patrick Delapierre/Secours Catholique-Caritas France
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