Népal : Caritas poursuit sa mobilisation

Publié le 15/05/2015
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Népal : Caritas poursuit sa mobilisation
 

À la suite du second séisme qui a frappé le Népal mardi 12 mai dans le nord-est du pays, le réseau Caritas redouble sa mobilisation. Actives depuis le tremblement de terre du 25 avril, des équipes sur place aident les victimes et recueillent des témoignages. Des tentes, bouteilles d’eau, produits d’hygiène et autres matériels de première urgence sont distribués.

Le Secours Catholique a décidé de verser 250 000 euros à Caritas Népal pour aider 100 000 sinistrés jusqu’à fin juin.

Depuis le violent séisme (7,9 sur l’échelle de Richter) qui a touché 30 des 75 districts que compte le Népal, dans la matinée du samedi 25 avril, des centaines de milliers de personnes dorment dehors, leurs maisons étant détruites ou menaçant de s’écrouler.

Une situation qui s’est encore aggravée avec le second tremblement de terre (7,4 sur l’échelle de Richter) survenu mardi 12 mai dans le nord-est du pays.

« Les glissements de terrain occasionnés par ce nouveau séisme risquent d’entraver sérieusement les opérations de secours déjà compliquées dans la plupart des villages reculés, craignaient, suite à ce nouveau séisme, les équipes Caritas déjà mobilisées sur le terrain depuis deux semaines. Nous privilégions les matériaux pour la construction d’abris et l’assainissement de l’eau, mais après ce second choc les besoins seront encore plus grands.  »

Sur place, Caritas Népal a pris les choses en main dès le 25 avril, rapidement épaulée par le bureau indien de la Caritas américaine (CRS). Caritas Inde a également constitué deux équipes d’urgence pour se joindre aux opérations de secours.

Dans le même temps, plusieurs Caritas se sont mobilisées au niveau international pour fournir un soutien financier et matériel aux volontaires sur place.

« Il pleut et la température chute pendant la nuit. Par delà l’aide alimentaire, ce dont les gens ont besoin tout de suite, c’est de quoi se construire un abris », a rapidement insisté le père Pius Peruman, directeur de Caritas Népal et coordinateur des opérations. Les sinistrés (souvent des femmes seules dans les villages, leurs maris étant partis travailler en ville ou à l’étranger) reçoivent ainsi de grandes bâches en plastique, des couvertures et des matelas.

Autres priorités, selon les remontées du terrain : l’hygiène et l’assainissement de l’eau. Des filtres et des comprimés pour purifier l’eau sont distribués, tout comme du savon et des seaux de 20 litres. Enfin, il est prévu de fournir à ceux qui en ont besoin des ustensiles de cuisine, des jerrycans, des lampes solaires ou des torches.

Les premiers jours, la majeure partie de l’aide d’urgence s’est concentrée sur Katmandou. Cela s’expliquait par la grande difficulté à accéder aux zones extérieures à la ville.

Mais dès que les conditions l’ont permis, les équipes de Caritas ont élargi leur zone d’intervention à trois, sept, puis une dizaine de districts ruraux, certains entièrement dévastés.

Elles s’appuient sur le réseau de Caritas Népal parmi les communautés paroissiales et sur les acteurs locaux avec qui l’ONG travaillait déjà dans le cadre de programmes de développement.

Le Secours Catholique-Caritas France suit de très près l’évolution de la situation.


 

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