Noël, c'est le rendez-vous avec nos frères

Publié le 21/12/2018
France
Noël, c'est le rendez-vous avec nos frères
 

Le père Hervé Perrot, nouvel aumonier national du Secours Catholique-Caritas France, revient sur le sens de la fête de la nativité et nous invite à nous joindre à ce grand "rendez-vous de Dieu, de l'homme et du frère".
 

À Noël, pendant vingt-quatre heures, la plupart des pays en guerre cessent le feu. Sapins, guirlandes, nos rues s’illuminent, la joie de recevoir et d’offrir ne serait-ce qu’un « joyeux Noël ! » ponctue nos relations. Une certaine paix « mondialisée » s’installe vingt-quatre heures. Les uns, les autres, font des efforts pour que personne ne soit oublié, et spécialement celles et ceux qui vivent la solitude, les galères.

 

Noël, ça sent bon la grandeur de l’homme, sa dignité, sa beauté, au-delà des paillettes, des étiquettes et des préjugés.


Trêve qui nous montre notre capacité à la Joie, la Paix, la Solidarité, la Fête. Trêve pendant laquelle nos cœurs émerveillés, nos regards écarquillés, prennent le goût de l’enfance… Si l’on est capable de transformer nos relations vingt-quatre heures… pourquoi pas quarante-huit heures, quatre-vingt-seize heures, et plus… ?

Ce rêve, c’est le rêve de Dieu, qui a tellement aimé le monde qu’Il nous a donné Jésus, son fils, pour nous redire : « Tu es capable d’être aimé ! Tu es capable d’aimer ! » Entrons dans ce mystère d’un Dieu qui prend notre condition, d’enfant, de jeune, d’adulte, et nous invite, à travers sa naissance, sa mort et sa résurrection, à construire ensemble une durable trêve…

L’enfant Jésus nous est donné comme frère et ami pour construire la fraternité et l’amitié en notre monde. Que fais-tu de ton frère ? T’es où l’homme ? T’es où Dieu ? Noël, c’est ce rendez-vous de Dieu et de l’homme et du frère, pas par SMS, mais par les anges, pour les bergers, et par les astres, pour les mages.
 

Les premiers arrivés sont de précaires bergers qui nous précèdent sur les chemins de la rencontre.


Les premiers arrivés sont de précaires bergers qui nous précèdent sur les chemins de la rencontre : les pauvres sont ainsi nos maîtres, ils nous évangélisent, dirait notre pape, François. Dans la crèche, avec maman Marie et papa Joseph, Dieu vient à notre rencontre. Il se donne dans la vulnérabilité, la fragilité d’un enfant. Il se donne dans le silence de la nuit : « La Parole, le Verbe naît du silence. »

Osons cultiver nos rencontres au creuset des crèches de notre aujourd’hui. Habillé du tablier du service à la manière du Christ, nous sommes attendus aux rendez-vous des personnes en fragilité, nous sommes attendus aux chantiers des fraternités. Pourquoi ? Parce que ce sont les rendez-vous de la dignité des hommes et les rendez-vous de la Présence de Dieu. Noël, ça sent bon la grandeur de l’homme, sa dignité, sa beauté, au-delà des paillettes, des étiquettes et des préjugés. La saveur, la tendresse d’un Dieu riche de dépossession nous invitent à sa joie.

De la crèche au crucifiement, des langes au linceul du tombeau vide, Dieu nous livre un profond Mystère… Dieu « nous espère ». Partageons, vivons cette bonne nouvelle de Noël.

 

Commentaire d'Évangile : Luc 1,39

Par le groupe de la Fraternité Saint-Laurent de Toulon Massabielle.
De la Visitation
En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » […] Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

 

« Elle avait besoin de parler à quelqu’un »

« Personnellement, ce qui m’interpelle, c’est surtout que l’enfant d’Élisabeth, qu’elle porte en elle, ressente la présence de l’Esprit Saint, puisqu’elle éprouve un mouvement d’allégresse en elle. Quand Marie parle de Jésus, du Seigneur, apparemment l’enfant perçoit sa présence. Par l’intermédiaire des enfants, elle a réussi à ressentir ce moment d’allégresse, grâce à Dieu. »

« Elle arrive chez sa cousine, elle a entendu qu’elle a été touchée par l’Esprit Saint. Vu qu’elle portait elle aussi un enfant, cet accueil a une apparence d’amour et de tendresse. C’est une joie pour elle, une merveille, c’est un bonheur qui arrive en plus. C’est un accueil de joie, de fraternité, qui montre l’amour qu’elle a pour le Seigneur, et vers Marie. Ce sont des retrouvailles de fête. »

« Moi, je dirais aussi que, Marie, elle devait se tracasser quand même. Elle vient un petit peu parler de ça avec Élisabeth, parce que, quand même, ça ne devait pas être quelque chose de facile, elle avait besoin de parler à quelqu’un, et sa cousine, je pense qu’elle était capable de recevoir ça. »

« Nous ressentons tous aussi l’importance d’avoir un lieu pour partager nos joies et nos peines, et ça, on le vit grâce au groupe Massabielle. »

« Personnellement, j’ai un souhait, c’est que les gens tendent la main à ceux qui en ont vraiment besoin, et qui sont même à côté de chez eux, hein, des fois, pas loin. »

« Qu’on essaye d’aller plus de l’un à l’autre… »

Hervé Perrot, Groupe Massabielle
Procession de Lourdes
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