Paludisme : investir pour vaincre

Publié le 25/04/2013
Afrique
Paludisme : investir pour vaincre
 

La journée mondiale de lutte contre le paludisme, célébrée chaque année le 25 avril, rappelle combien cette maladie est dévastatrice. Pourtant les moyens d’en venir à bout existent. Le Secours Catholique, engagé depuis 2007 dans cette lutte, poursuit ses programmes en Afrique, continent le plus touché.

Les chiffres fournis par l’Organisation mondiale de la santé sont impressionnants : chaque année, la moitié de la population mondiale est exposée au risque de paludisme ; environ 219 millions de personnes contractent cette maladie et environ 660 000 (dont 600 000 enfants africains de moins de 5 ans) en meurent.

Le renforcement de la prévention et l’amélioration des mesures de lutte ont permis de faire baisser de plus de 25 % les taux de mortalité causés par le paludisme depuis l’an 2000. Un diagnostic et un traitement précoces réduisent l’intensité de la maladie et permettent d’éviter qu’elle ne devienne mortelle. L’accès au dépistage et au traitement peut donc être considéré comme un droit fondamental de toutes les populations à risque.

En 2007, le Secours Catholique s’est engagé auprès de ses partenaires Caritas d’Afrique dans la lutte contre le paludisme.

Formation de formateurs

Au Togo, avec l’appui du groupe pharmaceutique Sanofi-Aventis, de la Fondation Caritas et de la Fondation philanthropique suisse (FPS), le Secours Catholique et la Caritas togolaise (OCDI) ont mis sur pied, en 2010, une session de formation de formateurs. Des responsables de formations sanitaires ont été formés à la prévention et au traitement du paludisme. Programmées sur les diocèses de Lomé, d’Aného et de Dapaong, ces formations ont pris fin en 2012 mais leur efficacité a été telle que le projet est à l’étude pour être étendu à quatre autres diocèses : Atakpamé, Kpalimé, Sokodé et Kara.

21 millions de Congolais touchés chaque année

En République démocratique du Congo (RDC), le Service promotion de la santé (SPS) de Caritas Développement Congo poursuit son programme de lutte contre le paludisme avec l’aide du Secours Catholique. La maladie pèse lourdement sur la situation socio-économique de la RDC où le paludisme peut conduire des familles et des communautés entières dans une spirale d’appauvrissement ne permettant plus d’accéder aux soins de santé.
Avec 21 millions de Congolais touchés chaque année, le paludisme est la première cause de mortalité, notamment chez les enfants de moins de 5 ans (47 % des décès) et chez les femmes enceintes (cause principale d’hospitalisation pour 54 % d’entre elles).

Anopheles et Plasmodium

Prévenir la maladie, c’est se prémunir contre les piqûres du moustique Anopheles, vecteur des parasites du genre Plasmodium. Dormir sous une moustiquaire à imprégnation durable protège des moustiques. Dans les zones de transmission intense, les moustiquaires peuvent protéger les populations les plus exposées : jeunes enfants et femmes enceintes. Selon les modèles et les conditions d’utilisation, elles sont efficaces durant trois à cinq ans. La pulvérisation d’insecticides à l’intérieur des locaux est également un moyen efficace de réduire la transmission du paludisme.

 

Jacques Duffaut
© Birgit Betzelt/Action Medeor/Hand/DPA/Maxppp
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