Pauvreté : Un plan quinquennal en demi-teinte

Publié le 21/01/2013
France
 

Le plan pluriannuel contre la pauvreté présenté par M. Ayrault le 21 janvier  reprend les annonces faites à l’issue de la Conférence des 10 et 11 décembre derniers. Le Secours Catholique salue la volonté politique mais émet des réserves sur les moyens alloués.

Le Comité interministériel de lutte contre les exclusions (CILE) a officiellement adopté, le 21 janvier, le plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale dans lequel se retrouvent détaillées les mesures annoncées par le Premier ministre (voir article) à l’issue de la Conférence des 10 et 11 décembre derniers.

Fruit d’un travail de concertation inédit avec l’ensemble des acteurs des politiques de solidarité, ce plan s’articule autour de trois grands axes de réforme : la réduction des inégalités, l’accompagnement vers l’insertion, la coordination de l’action sociale et la valorisation de ses acteurs.

« De bons jalons ont été posés, estime Bernard Schricke, directeur de l’action France et Europe au Secours Catholique, notamment le refus de stigmatiser et la volonté de faire participer les personnes vivant des situations de pauvreté à l’élaboration des politiques sociales, ou encore le suivi du plan par une personnalité telle que François Chérèque. »

Les mesures du plan s’inspirent des propositions faites par les associations lors des sept groupes de travail thématiques mis en place en septembre. Le Secours Catholique participait à cinq d’entre eux. François Soulage, président de l’association, pilotait celui chargé de l’inclusion bancaire et de la lutte contre le surendettement. Le plan quinquennal reprend intégralement les propositions de ce groupe.

Le Secours Catholique se félicite également de voir que tous les sujets importants ont été pris en compte. Mais l’association est déçue par le manque de moyens financiers pour mener ces réformes, notamment en matière de logement ou en ce qui concerne les minima sociaux, la hausse proposée étant de 10 % sur 5 ans, « soit moins de 10 euros par mois, ce qui ne changera pas grand-chose au quotidien des plus pauvres », regrette Bernard Thibaud, Secrétaire général du Secours Catholique.

Jacques Duffaut
©Xavier de Torres/Maxppp
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