Pétition : l’Union européenne doit ratifier le traité sur le commerce des armes

Publié le 18/06/2014
Union Européenne
 

Pour en finir avec la violence au Moyen-Orient, le Secours Catholique–Caritas France appelle au contrôle des ventes d’armes.

« Tous, nous voulons la paix. Mais en regardant ce drame qu’est la guerre, en regardant ces blessures, en regardant ces personnes si nombreuses qui ont fui leur pays natal, qui ont été forcées de s’en aller, je m’interroge : qui vend des armes à ceux qui font la guerre ? Voilà la racine du mal : la haine et la cupidité de l’argent, la fabrication et la vente des armes » : tels étaient les mots du pape François en mai dernier, au premier jour de son pèlerinage en Terre sainte.

Alors que l’Irak sombre chaque jour davantage dans une violence meurtrière, menaçant de déstabiliser tout le Moyen-Orient, le Secours Catholique–Caritas France s’associe au message de paix de l’Église et lance une pétition afin que le Traité sur le commerce des armes (TCA) entre en vigueur au plus vite.

Une instrumentalisation totale de la religion

« On assiste ces derniers jours à une instrumentalisation totale de la religion en une idéologie fanatique et barbare, constate Sébastien Dechamps, responsable du pôle Urgences au Secours Catholique. Or la seule réponse de la communauté internationale est soit une impuissance muette, soit une escalade militaire. Nous disons qu’il faut au contraire trouver une solution politique et mettre fin à la prolifération d’armes. »

C’est pourquoi le Secours Catholique–Caritas France appelle à la ratification du Traité sur le commerce des armes. Adopté en 2013 par l’ONU, grâce au combat de longue haleine de nombreuses associations en tête desquelles le Secours Catholique, il doit être ratifié par 50 pays pour entrer en vigueur, et donc être effectivement appliqué. Or seuls 41 pays l’ont, pour l’instant, ratifié.

À quelques jours de la première session du Parlement européen, qui se tiendra du 1er au 3 juillet prochain, le Secours Catholique–Caritas France appelle à s’assurer que les 28 États membres ont ratifié le Traité, donnant ainsi un signal fort à la communauté internationale.

Une fois entré en vigueur, le Traité sera un réel instrument de contrôle de l’armement, puisqu’il prévoit que chaque pays exportateur détermine, avant toute transaction, si les armes vendues pourraient être utilisées pour commettre un génocide ou de « graves violations des droits de l’homme », tomber entre les mains de terroristes ou d’organisations criminelles, ou encore contourner un embargo international. Dans ces cas, les États s’engagent à ne pas conclure la vente.

Il s’agit d’un premier pas nécessaire à la désescalade de la violence.

> SIGNEZ LA PÉTITION

Marina Bellot
Crédits photos: © Xavier Schwebel/Secours Catholique
La Délégation de Lille revendique les droits des plus fragiles
Plus d'informations
Prises de position et expertises
# sur le même thème