Repair Café : alternative au tout-jetable

Publié le 12/06/2015
Repair Café : alternative au tout-jetable
 

À Gennevilliers (92), le savoir-faire se partage et redonne vie à des objets défectueux. Une initiative promue par le Secours Catholique-Caritas France.

Plutôt que de jeter son grille-pain, sa bicyclette ou son pull troué, pourquoi ne pas lui donner une seconde vie ? Cette idée écologiquement correcte est à l’origine du Repair Café de Gennevilliers.

« L’expérience a débuté en décembre et, jusqu’ici, il y a eu trois rencontres », explique Christophe Lalain, animateur au Secours Catholique des Hauts-de-Seine. A chaque réunion, une quarantaine de personnes se retrouvent, tout un samedi après-midi, dans un local de deux étages du quartier du Luth mis à la disposition par la mairie de Gennevilliers. Les bricoleurs expérimentés enseignent à ceux qui amènent leurs objets défectueux comment les réparer. Principalement des objets du quotidien tels qu’appareils électroniques, bicyclettes ou vêtements.

Échanges et solidarité

« La philosophie du Repair Café n’est pas tant de réparer tout de suite quelque chose de cassé que de comprendre d’où vient la panne, précise Christophe Lalain. La réparation peut se faire plus tard ou on peut diriger le propriétaire de l’objet vers un artisan compétent. Grâce aux discussions qui se nouent, il y a échange de connaissances. »

Ce concept mis sur pied aux Pays-Bas en 2007 fait des émules dans le monde entier. Un concept qui épouse parfaitement la politique du Secours Catholique puisqu’il met en valeur les échanges interpersonnels et la solidarité et qu’en plus il s’inscrit dans une démarche de développement durable. Partenaire d’un collectif d’habitants - le réseau “Reciprocity” -, le Secours Catholique a donc naturellement adhéré au Repair Café. « Notre ambition était de nous inscrire dans un quartier populaire où les gens avaient envie de monter des projets, ajoute Christophe Lalain. Et en même temps ne pas laisser disparaître le savoir-faire. »

En effet, les objets remis en état de marche sont utilisés plus longtemps : réduction de la consommation de matières premières et de l’énergie nécessaire à la fabrication de nouveaux produits. Une économie d’argent et de CO2. Mais surtout « c’est une façon de regarder autrement les objets qui nous entourent, de redécouvrir la valeur des choses, de changer de mentalité et de construire véritablement une société plus viable », conclut Christophe Lalain.

Jacques Duffaut

Repair Café - 6 avenue Lénine - 92230 Gennevilliers

Crédits photos: © Alexandra Bellamy / Secours Catholique
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