Jeunes : le Cese préconise un meilleur accès aux droits sociaux

Publié le 12/06/2012
France
 

Dans un projet d’avis voté mardi après-midi, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) invite les pouvoirs publics à améliorer l’accès aux droits sociaux des jeunes, confrontés de plus en plus à la précarité. Dans son dernier rapport statistique, intitulé Jeunes, une génération précaire, le Secours Catholique dressait un constat similaire.

Entre enfance et entrée dans la vie active, les jeunes générations sont de plus en plus confrontées à la précarité. Une période de la vie qui est « la grande absente de notre système de protection sociale », estime le rapporteur de ce projet, Antoine Dulin.

Le taux de chômage des jeunes actifs de moins de 25 ans s’élevait en 2010 à 20 %. L’âge moyen pour atteindre un emploi stable est 27 ans. Huit millions de Français ont entre 18 et 27 ans, soit 13 % de la population, et un tiers d’entre eux attendent trois ans avant de trouver un emploi stable. Une situation qui oblige ces jeunes adultes à dépendre financièrement de leurs familles, quand celles-ci peuvent les aider. Et un jeune sur cinq est touché par la pauvreté.

Impliquer les jeunes

Pour les aider, il existe de nombreux dispositifs, épars, illisibles, qu’Antoine Dulin qualifie de « millefeuilles ». L’avis du Cese invite les pouvoirs publics à structurer un « service public de l’information et de l’accompagnement ». Il préconise aussi d’impliquer les jeunes dans la définition, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques de jeunesse.

Pour garantir des ressources à ces jeunes adultes, le projet d’avis propose de redéployer les aides pour un meilleur accès à une formation ou à un emploi. Notamment en assouplissant les critères d’attribution du « RSA activité » ou en instaurant un droit à la qualification et à la formation pour tous, assorti d’une allocation.

Cautionnement unique et obligatoire en matière de logement

Pour sécuriser les parcours d’insertion, le Cese appelle à améliorer le taux de couverture sanitaire en favorisant l’accès des 18-25 ans à la couverture maladie universelle (CMU), à la CMUC (complémentaire) et au chèque santé généralisé, chèque qui permet, sous condition de ressources, de bénéficier d’une prise en charge partielle du coût d’une complémentaire santé.

Notons encore qu’en matière de logement, le Cese propose la mise en place d’un système de cautionnement unique et obligatoire, comme le suggère le Secours Catholique depuis plusieurs années. François Soulage, le président du Secours Catholique, reçu lundi 11 juin à l’Élysée, a insisté sur la situation des moins de 25 ans, pour lesquels « rien n’est prévu ».

 

(Avec AFP)
© Francois Lafite/Wostok Press/Maxppp
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