Le Secours Catholique, artisan de la paix

Publié le 31/12/2012
France
 

À l’occasion de la Journée mondiale de la paix, Benoît XVI a appelé chacun à s’engager dans « la recherche du bien commun ». Le Secours Catholique, en favorisant le dialogue interreligieux, participe à la construction d’une société plus fraternelle.

Le 1er janvier 1968, le pape Paul VI envoyait pour la première fois un message pour la célébration d’une journée de la paix, « ce bien fondamental ». Près de cinquante ans plus tard, Benoît XVI, s’inquiétant notamment de la « montée des fondamentalismes », a exhorté chacun à devenir artisan de la paix.

Outre ses nombreuses actions en France et dans le monde, le Secours Catholique s’efforce de favoriser le dialogue interreligieux, et participe ainsi à la construction d’une société plus fraternelle.

« La foi est un élément de construction essentiel pour les personnes croyantes, estime François Soulage, le président du Secours Catholique. Qu’elle soit confessionnelle ou non, une association se doit de prendre en compte cette dimension. Le rôle des organisations caritatives est de permettre aux personnes aidées de se sentir bien. Mais pour cela il faut prendre en compte toutes leurs caractéristiques, y compris religieuses. Certaines associations refusent de se pencher sur ces questions d’appartenance religieuse pour faire valoir la laïcité. Mais la laïcité n’est pas le refus de la religion. Elle est la liberté d’expression de tous les cultes. Pour connaître plus en profondeur les personnes accueillies dans nos associations et identifier au mieux leurs besoins, il faut prendre en compte tous les aspects de leur personnalité. Et comment les aider efficacement si on en laisse un de côté ? »

Favoriser le vivre ensemble

Le Secours Catholique accorde donc une importance capitale à la foi des personnes qu’il accueille. Par exemple, au centre d’accueil de jour La Rampe, à Colombes (92), une prière commune est organisée tous les vendredis matin pour les personnes sans abri qui y débutent leur journée. Musulmans, juifs, catholiques et personnes d’autres confessions peuvent partager sans prosélytisme ce moment de spiritualité.

De plus, plusieurs délégations du Secours Catholique proposent à leurs bénévoles des formations aux différentes religions. Il ne s’agit évidemment pas de convertir, mais de mieux connaître la culture du public qu’ils accueillent. « L’ouverture au dialogue et aux autres est nécessaire, estime Christelle Lossois, animatrice de la délégation du Val-de-Marne. Il faut se comprendre les uns les autres pour vivre ensemble. »

 

Clémence Véran-Richard (avec Marina Bellot)
© Gaël Kerbaol/Secours Catholique
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