Prison : le Secours Catholique engagé pour la réinsertion des détenus

Publié le 12/11/2014
Nancy
Prison : le Secours Catholique engagé pour la réinsertion des détenus
 

À Nancy, une personne qui bénéficie d’un aménagement de peine travaille 12 heures par semaine au vestiaire du Secours Catholique-Caritas France. Une expérimentation qui pourra bientôt être généralisée à toute la France grâce à une convention signée jeudi 13 novembre entre l’association et la fédération des associations socio-judiciaires Citoyens et Justice.

Favoriser la réinsertion des personnes sous le coup d’une mesure pénale ou sortant de détention : c’est l’objectif de la convention que vont signer jeudi 13 novembre le Secours Catholique-Caritas France et la fédération des associations socio-judiciaires Citoyens et Justice. « L’originalité de ce partenariat, c’est qu’un réseau de professionnels s’associe à un réseau de bénévoles, pour mutualiser les compétences », souligne Jean Caël, responsable du département Prison et Justice du Secours Catholique.

Tout a commencé à Nancy, avec les liens tissés par le Secours Catholique local avec Anne, une association membre de Citoyen et Justice, qui œuvre pour la réinsertion sociale des détenus.

« Pendant une dizaine de mois, on a réfléchi à ce que notre équipe prison pouvait apporter en termes d’accompagnement dans les démarches administratives et les sorties culturelles, mais aussi en terme d’accueil de personnes en aménagement de peine dans nos locaux », indique Jean-Paul Marchal, bénévole du Secours Catholique de Nancy, très impliqué dans la signature du partenariat.

L’idée : permettre aux détenus de préparer une sortie définitive de prison, grâce à la possibilité d’exercer une activité professionnelle la journée et d’être hébergé par l’association le soir. La Colline, le vestiaire du Secours Catholique de Nancy, a accepté de prendre une personne en placement extérieur chez Anne.

Une convention pour promouvoir le travail de réinsertion

Sur le terrain, la délégation de Meurthe-et-Moselle incarne donc déjà le partenariat qui sera signé demain : depuis deux mois, une personne qui bénéficie d’un aménagement de peine travaille 12 heures par semaine en tant qu’agent d’entretien au vestiaire du Secours Catholique, contre rémunération. Travaux d’entretien des espaces verts et des bâtiments, aide en manutention... Ce type de “chantier extérieur” est un moyen de remettre un pied dans le monde du travail.

C’est pour élargir cette expérience à d’autres équipes prison du Secours Catholique que la Convention nationale est conclue. « L’objectif est d’essaimer la démarche partout en France, précise Jean Caël. Il faut que les associations soient plus impliquées dans l’accompagnement de ces personnes. C’est le corollaire indispensable à la mise en place de peines alternatives à la prison, que nous demandons depuis longtemps. »

 

 
Marina Bellot
© Christophe Hargoues/Secours Catholique
Les barreaux d'une prison donnant sur un espace vert
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